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Cannabis : des conséquences sur le cerveau de vos enfants

Ce n’est pas parce que c’est légal que c’est bon pour la santé, en particulier au chapitre du cannabis et de ses effets sur le cerveau en développement. Les gens croient souvent à tort que parce que la cannabis est « naturel », et légal, qu’il est aussi, d’une certaine façon, sécuritaire. De récentes études ont démontré que de plus en plus de gens ne sont pas au courant du grand nombre de risques et de conséquences à long terme associés à la consommation de cannabis.

Malheureusement, l’un des groupes les plus vulnérables aux effets à long terme de la cannabis représente également le groupe démographique qui en consomme le plus : les adolescents. Avec sa légalisation au Canada, il est plus important que jamais d’éduquer les adolescents pour leur faire comprendre que « naturel et légal » ne sont pas synonymes de « bon pour la santé ou sécuritaire ».


Hausse de la consommation de cannabis au Canada


Les adolescents canadiens présentent le taux de consommation de cannabis le plus élevé dans le monde développé. Par exemple, la consommation de cannabis chez les jeunes Canadiens est la plus élevée parmi 43 pays et régions d’Europe et d’Amérique du Nord. Un tiers des jeunes Canadiens (sans égard à leur sexe) ont consommé du cannabis au moins une fois avant l’âge de 15 ans.


Le Colorado, où le cannabis a été légalisé en janvier 2014, a récemment connu le taux de prévalence de consommation de cannabis le plus élevé de tous les états au sein de sa population d’adolescents, alors que le taux de consommation a diminué dans certains autres états durant cette même période.


Des études démontrent que lorsque la perception des risques liés au cannabis diminue, le taux de consommation de cette drogue augmente rapidement. Au Canada, la perception des dangers associés au cannabis est en baisse depuis dix ans. En 2014, moins de 40 % des élèves du deuxième cycle du secondaire croyaient que la consommation régulière de cannabis était nocive, le plus bas taux enregistré depuis 1970.


Il n’est donc pas étonnant de constater que la consommation de cannabis chez les adolescents canadiens a augmenté au cours des dernières décennies. Selon l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, le taux de consommation de cannabis a pratiquement doublé chez les adolescents canadiens de 15 ans et plus entre 1985 et 2015. Une partie importante des jeunes Canadiens consomment également du cannabis de manière fréquente. Selon une récente étude menée par le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances, 10 % des élèves de niveau collégial fument du cannabis chaque jour.

 

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Effets du cannabis sur le cerveau de l'adolescent


Le développement du cerveau se poursuit jusqu’à l’âge de 25 ou 26 ans. Durant cette période de neuro-développement, on considère que le cerveau est particulièrement sensible aux effets nocifs d’une exposition à des drogues, ce qui rend les adolescents particulièrement vulnérables aux effets nocifs à long terme du cannabis.


La dernière partie du cerveau à se développer est le cortex préfrontal, lequel est essentiel à la planification et au jugement. Il a été démontré que la consommation régulière de cannabis durant la période de développement nuit à cette partie du cerveau et à ses fonctions, comme l’attention, la mémoire, la coordination motrice, l’apprentissage et la prise de décision.


De nombreuses études associent la consommation régulière de cannabis à certaines perspectives d’avenir plus sombres, notamment un mauvais rendement scolaire, une dépendance accrue à l’égard de l’aide sociale, un taux de chômage supérieur, une dépendance et un plus faible taux de réussite et de satisfaction personnelle.


Le cannabis et la santé mentale


L’adolescence peut s’avérer difficile et des recherches révèlent que certains jeunes Canadiens se tournent vers le cannabis pour faire face à leurs problèmes et s’auto-soigner. Il peut être plus facile pour les adolescents souffrant d’anxiété ou de dépression de se procurer du cannabis plutôt que de demander de l’aide. Selon une étude menée par Lancet Psychiatry, pratiquement tous les élèves du secondaire connaissent une personne qui fume et 60 % d’entre eux savent où ces fumeurs se procurent leur cannabis.


Toutefois, selon le Dr Wei-Yi Song, président de l’Association des psychiatres du Canada (APC), la consommation régulière de cannabis peut réellement « accroître le risque de développer un trouble psychotique ainsi que d’autres problèmes de santé mentale, comme la dépression chez les personnes qui sont déjà vulnérables à ces maladies ». Des recherches ont également indiqué que la consommation fréquente de cannabis en bas âge peut augmenter le risque de psychose et, selon la dose ou la fréquence de consommation, peut même mener à la schizophrénie.

 

Quelle est la solution?


Si nous voulons que la consommation de cannabis diminue chez les adolescents, il incombe aux écoles, aux parents et aux professionnels de la santé de les informer des risques associés au cannabis. En parler fréquemment aux enfants dès un jeune âge est le meilleur moyen de les sensibiliser. Vous pouvez leur demander si certains de leurs amis en consomment, leurs croyances à ce sujet et s’ils en consommeraient si on leur en proposait.

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