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Ressources

Non-fumeur: protégés d'un risque de cancer du poumon?

Vous ne fumez pas et pensez ne pas être à risque d’avoir le cancer du poumon. Détrompez-vous.

Environ 16 % des décès dus au cancer du poumon, ou 3 000 cas par année au Canada, concernent des non-fumeurs. La principale cause de cancer du poumon chez les non-fumeurs est le radon, gaz invisible, insipide et inodore qui est présent à des taux nocifs dans près de 7 % des foyers canadiens.

Lorsque le radon est inhalé, ses particules radioactives endommagent les cellules des poumons, qui peuvent se transformer en cellules malignes. Le risque de cancer du poumon chez les non-fumeurs après une exposition prolongée à de fortes concentrations de radon est de 1 sur 20, alors qu’il est de 1 sur 3 chez les fumeurs.

 

D’où provient le radon?

Le radon est un gaz radioactif produit naturellement par la dégradation de l’uranium présent dans le sol et la roche. À l’extérieur, ce gaz est très dilué et n’est donc pas dangereux. Par contre, lorsqu’il entre dans votre maison, ses concentrations augmentent, atteignant des taux toxiques au fil du temps. Il peut pénétrer par les ouvertures en contact avec le sol, comme les joints de construction, les fissures dans les fondations, l’encadrement de fenêtre et les siphons de sol. Ces ouvertures peuvent être présentes même dans les habitations neuves et bien construites.

 

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EN SAVOIR PLUS

 

Chez qui le risque est-il présent?

La concentration de radon dans le sol et la roche varie énormément au Canada. L’Enquête pancanadienne sur les concentrations de radon dans les habitations, menée par Santé Canada de 2009 à 2011, a révélé des taux élevés de radon dans les habitations au Manitoba, au Nouveau-Brunswick, en Saskatchewan et au Yukon. En Colombie-Britannique, les taux de radon sont plus susceptibles d’être élevés dans les habitations se trouvant dans la partie centrale de la province, près de Castlegar et de Kamloops.

Pouvez-vous pour autant soupirer de soulagement si vous résidez en dehors de ces régions? Malheureusement, non. Aucune partie du pays n’est exempte de radon. Par ailleurs, les taux de radon dans le sol peuvent varier d’une rue à l’autre et d’une habitation à l’autre. C’est pour cette raison que Santé Canada recommande le dépistage de taux nocifs de radon dans chaque habitation.

 

Comment évaluer le taux de radon dans ma maison?

Le dépistage du radon est simple et peu coûteux. En effet, vous pouvez acheter une trousse de dépistage dans la plupart des quincailleries ou auprès de l’Association pulmonaire de la Colombie-Britannique ou de l’Alberta.
Le petit dispositif de dépistage doit être installé à l’étage le plus bas et le plus régulièrement occupé de l’habitation pendant au moins 3 mois, puisque les taux de radon fluctuent. Le dépistage devrait être effectué pendant les mois d’automne ou d’hiver, lorsque les fenêtres et les portes sont habituellement fermées

Santé Canada a établi la concentration maximale sûre de radon à l’intérieur des bâtiments à 200 Bq/m3. Cependant, si vos résultats sont supérieurs à cette valeur, le problème peut facilement être corrigé. Un entrepreneur peut prendre plusieurs mesures de ventilation afin de réduire la concentration de radon dans votre maison. Communiquez avec un entrepreneur certifié du Programme national de compétence sur le radon au Canada, ou PNCR-C.


Si vous vous faites construire une nouvelle maison, vous serez heureux de savoir que l’édition 2010 du Code national du bâtiment intègre les exigences concernant le radon. Ne vous en faites pas pour votre comptoir en granit. En février 2010, Santé Canada a étudié 33 types de granit utilisés pour la fabrication de comptoirs résidentiels. Aucun ne produisait des concentrations préoccupantes de radon.


Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le site Web de Santé Canada (www.hc-sc.gc.ca) ou de l’Association pulmonaire du Canada (www.lung.ca).