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Le nouveau vaccin contre la malaria pourrait sauver des dizaines de milliers d’enfants

Par Medisys le May 04 2017 | Santé Voyage

Dr Jay Keystone, Directeur de la clinique Santé-Voyage Medisys de Toronto, commente le rapport sur le vaccin contre la malaria et sa pertinence pour les voyageurs.

L'Organisation mondiale de la santé a annoncé que le Ghana, le Kenya et le Malawi seront les trois pays sélectionnés pour tester le premier vaccin au monde contre la malaria, dont le programme pilote débutera l'année prochaine. Plus de 200 millions de personnes sont infectées par la malaria chaque année; On recense chaque année près de 500000 décès dus à la malaria, la plupart sont de jeunes enfants. "La dernière étude sur le vaccin contre la malaria, dont  l'Organisation mondiale de la Santé lancera les essais en "situation réelle" dans plusieurs pays africains, est très excitante», explique le Dr Jay Keystone, Directeur de la clinique Santé-Voyage Medisys à Toronto, et l'une des plus importantes autorités canadiennes en matière de santé-voyage et maladies  tropicales. "La malaria est le principal tueur d'enfants en Afrique; La lutte contre la malaria commence donc avec les enfants ".

"Bien que le vaccin ne soit efficace qu’a 30% pour prévenir la malaria, il pourrait sauver des centaines de milliers de vies" prévient Keystone, "mais les voyageurs se méfient! Un vaccin destiné aux Nord-Américains qui ne vivent pas dans des régions du monde où la malaria est transmise nécessiterait d’être quasiment 100% efficace pour pouvoir les protéger. Donc, bien que le vaccin puisse avoir un impact énorme sur la lutte contre la malaria en Afrique et sauver de nombreuses vies, les voyageurs dans les pays où la malaria est transmise devront continuer à prendre des médicaments pour prévenir la maladie, et ce pendant de nombreuses années à venir ».

Le vaccin sera testé sur 360000 enfants entre cinq et 17 mois dans les trois pays sélectionnés, pour voir si les résultats observés dans les essais cliniques sont répliqués dans des conditions réelles. Le vaccin nécessite quatre doses par enfant et, par conséquent, le défi sera également de savoir si les pays à risque peuvent délivrer de manière fiable les quatre doses requises par enfant en respectant le calendrier de vaccination approprié.

Dans les pays où la malaria est la plus répandue, les moustiquaires et les insecticides sont à ce jour les principales mesures de protection. Selon l'Organisation mondiale de la Santé, les voyageurs internationaux risquent d'être infectés par la malaria dans 91 pays du monde, principalement en Afrique, en Asie et dans les Amériques. Si l’infection n'est pas traitée, la malaria peut entraîner des complications sévères ou la mort en quelques jours. Toute fièvre dans les trois mois suivant une éventuelle exposition à la malaria devrait être considérée comme une urgence médicale et devrait faire l'objet d'une enquête immédiate.

"Certains voyageurs, comme les bébés et les jeunes enfants, les femmes enceintes et ceux qui sont immunodéprimés présentent un risque particulier de développer des complications liées à la malaria", explique Keystone. La malaria chez les femmes enceintes augmente le risque de mort maternelle, de fausse couche, de mort-né et de faible poids à la naissance. "Avant de visiter l'un des 91 pays où la malaria peut être transmise, il est conseillé de demander l'avis d'un professionnel de la santé-voyage afin de s'assurer que les mesures préventives appropriées sont prises", conseille Keystone. Le Dr Keystone est basé à la clinique Santé-Voyage Medisys de Toronto au 333 Bay St. Suite 1500. Pour obtenir une liste des emplacements de la clinique de santé Medisys, cliquez ici: https://www.medisys.ca/fr-ca/contact-carte-corporate

Pour en savoir plus: http://www.cnn.com/2017/04/24/health/malaria-vaccine-trial-who/ (article disponible uniquement en anglais)