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Ressources

Comprendre la dépendance

1 Canadien sur 5 souffre d’une maladie mentale ou d’une dépendance au cours de sa vie. À quel point la dépendance est-elle un problème au Canada? Considérez ces statistiques: 36 % des Canadiens déclarent « consommer de l’alcool fréquemment »; 1 adulte sur 10 qui a déjà consommé du cannabis développera une dépendance à cette drogue; et 82 000 Canadiens déclarent utiliser des opioïdes à des fins non médicales. Le coût de la dépendance pour les contribuables canadiens est d’environ 22,8 milliards de dollars chaque année.

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LA DÉPENDANCE: QU’EST-CE QUE C’EST?

La dépendance est considérée comme étant une forme de « mauvaise mémoire adaptative ». Le processus de dépendance commence avec une substance ou un comportement qui active directement et intensément le « circuit de la récompense » du cerveau. Ce type d’expérience produit de fortes associations conditionnées et certains individus sont entraînés dans la répétition de l’expérience - en se concentrant sur le plaisir immédiat, malgré des conséquences négatives à long terme.

« La dépendance peut être définie comme un état d’accoutumance physiologique ou psychologique à une substance ou à un comportement susceptible d’avoir un effet préjudiciable; un grand intérêt pour quelque chose auquel beaucoup de temps est consacré; ou se dévouer à quelque chose de façon invétérée et compulsive ». Pour une personne qui a une dépendance à une drogue, la drogue de son choix n’est ni aléatoire ni accidentelle. Les drogues sont choisies parce qu’un individu découvre une réaction pharmacologique spécifique qui aide à soulager l’inconfort émotionnel ou la souffrance.

L’usage de substances est initialement adaptatif. Les personnes sujettes aux dépendances se tournent souvent vers des substances ou des comportements addictifs pour faire face à des difficultés intérieures telles que le stress, les émotions négatives ou la douleur émotionnelle, le manque d’assurance, l’anxiété sociale ou d’autres émotions inconfortables ou difficiles. Certaines substances réduisent rapidement ces émotions négatives et améliorent les performances, devenant ainsi des renforçateurs extrêmement attractifs et puissants.

Tous les « dépendants » ne sont pas dépendants de substances. Les dépendances courantes incluent l’alcool, les drogues illicites, les médicaments sur ordonnance, les inhalants, la nicotine, la caféine, la nourriture, les jeux d’argent, le sexe, le magasinage, le travail, la religion, la méditation, la pornographie et l’Internet.

 

POURQUOI LES GENS S’ENGAGENT-ILS DANS DES COMPORTEMENTS DE DÉPENDANCE?

Les gens s’engagent dans des comportements de dépendance pour diverses raisons. Les dépendances peuvent faire partie d’un schéma visant à éviter la réalité présente, à tenter de contrôler une expérience ou à atténuer une douleur physique ou émotionnelle. À mesure que les dépendances progressent, l’individu s’éloigne de plus en plus des expériences réelles, des relations significatives et de la vérité sous-jacente.

L’accomplissement est devenu la pierre angulaire de la société moderne et le désir de réalisation est souvent impliqué dans les comportements de dépendance. Pour la plupart d’entre nous, la poursuite de l’accomplissement est saine et conduit à un sentiment de bonheur, de réussite et d’épanouissement. Pour d’autres, cette poursuite peut être frustrante et s’accompagner de sentiments de douleur et de peur. Les gens très performant, ceux qui ont fait l’objet d’un grand succès dans leur domaine d’expertise, se retrouvent souvent dans des environnements très stressants, ce qui peut les rendre vulnérables aux comportements de dépendance. Dans certains cas, un rendement élevé a un coût. Certains déclencheurs de susceptibilité incluent une représentation erronée de son succès; une falsification de la richesse ou de la performance au travail; ou des changements de statut, de revenu ou de niveau de responsabilité. Ces expériences jouent un rôle dans l’exposition des insécurités et perturbent l’estime de soi et le sentiment de sécurité.

 

Nos psychologues à Medisys Montréal peuvent vous aider à faire face à tous les problèmes qui affectent votre vie. Cliquez ici pour prendre rendez-vous ou vous renseigner.

 

 

LA DÉPENDANCE ET LE CERVEAU HUMAIN

Les comportements de dépendance ont un effet puissant sur le cerveau. Ils impliquent et affectent le cortex frontal (la partie pensante du cerveau) et le système limbique (composé de l’amygdale, du néocortex et du thalamus) - qui modifie l’activité neurale et mène à des messages anormaux. Les comportements de type dépendance et les drogues érodent la zone du cerveau associée à la maîtrise de soi et entravent la capacité à prendre des décisions et jugements solides, tout en produisant des impulsions intenses pour adopter des comportements de dépendance. Ces zones du cerveau ont également un impact sur les symptômes de l’anxiété, de la dépression et d’autres problèmes de santé mentale - qui renforcent l’usage constant et l’abus continu. En ce qui concerne les drogues, l’abus continu peut augmenter la tolérance, ce qui entraîne le besoin de doses plus élevées pour produire un effet similaire - renforçant encore la dépendance et l’utilisation compulsive. Chez les dépendants il y a souvent un sentiment instantané et euphorique qui dure plus longtemps que ceux produits par des « circuits de récompense cérébraux » naturels et sains. C’est ce qui crée une incitation puissante, qui motive fortement les gens à continuer de consommer des drogues.

L’utilisation de toute substance psychoactive provoque souvent le désir d’autres substances, ce qui réduit la capacité d’éviter la tentation. Ce « réflexe » appris est extrêmement durable et peut affecter une personne même après de nombreuses années d’abstention.

 

SIGNES AVANT-COUREURS

Les signes avant-coureurs de comportements de dépendance peuvent inclure:

• Des antécédents familiaux de dépendance
• Être particulièrement attiré par une substance ou une activité potentiellement préjudiciable et rechercher des situations où la substance ou l’activité est présente
• L’expérimentation
• Des épisodes de « frénésie » ou perte de contrôle avec peu ou pas de sentiments de remords


Les signes de dépendance incluent:

• Une activité ou une substance prévaut sur les choses importantes ou les autres responsabilités de la vie d’une personne, perturbant sa vie quotidienne
• Un engagement récurrent avec la substance ou l’activité pendant des périodes plus longues que prévu
• Ressentir de l’anxiété ou des sensations désagréables lorsqu’on ne peut pas s’engager dans l’activité ou la consommation de substance


SOUTENIR QUELQU’UN AYANT UN PROBLÈME DE DÉPENDANCE

Y a-t-il quelqu’un dans votre vie qui lutte contre une dépendance? Voici quelques manières de le/la soutenir:

• Ajuster les interventions à la capacité de réponse au changement de la personne
• Encaisser la résistance
• Éviter les disputes
• Essayer d’être à l’aise avec l’ambivalence
• Offrir des choix et du soutien
• Essayer de négocier; Éviter le paternalisme
• Être solidaire - soutenir le changement auto-déterminé
• Être prêt à faire des compromis
• Corriger gentiment la désinformation et les distorsions

 

Inquiet pour votre santé? Cliquez sur le bouton ci-dessous pour vous renseigner sur nos services de santé préventifs.

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TRAITEMENT DE LA DÉPENDANCE ET RÉTABLISSEMENT

Le traitement de la dépendance et le rétablissement peuvent être un processus long et fastidieux avec des revers. Il existe diverses options de traitement disponibles pour tous les types de dépendance, ainsi que des ressources pour la famille et les amis. Quelle que soit l’option de traitement choisie, il est crucial que le choix soit orienté vers la volonté de l’usager de se faire soigner. Les options courantes de traitement de la dépendance incluent la désintoxication, la réadaptation, la thérapie individuelle ou de groupe, l’élimination des médicaments de son système et le suivi psychologique axé sur la sensibilisation et les habiletés d’adaptation. Un rétablissement réussi inclut souvent une psychothérapie; une thérapie cognitivo-comportementale (TCC), une pharmacothérapie (au besoin) et une pratique consciente.

Il est important de noter qu’en raison des effets significatifs de la dépendance sur le cerveau, il est souvent difficile d’évaluer l’impact d’une substance particulière sur un individu avant que l’utilisation de cette substance ait cessé pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois.

Pour ceux souffrant de dépendance, se sentir accepté est une partie intégrante du processus de traitement. En plus d’un engagement envers le traitement, la relation entre l’utilisateur et le fournisseur de traitement est très importante. Les relations fructueuses de cette nature sont inconditionnelles, sans jugement, bienveillantes et encourageantes.

 

Le traitement dispensé par un professionnel de la santé qualifié élimine certaines des barrières qui empêchent souvent les dépendants de demander de l’aide professionnelle. Un fournisseur de traitement qualifié peut aider avec ce qui suit:

• Améliorer la motivation d’un individu au changement
• Faciliter le développement d’objectifs réalisables
• Améliorer la motivation pour l’auto-développement et l’autotraitement
• Aider un individu à développer des stratégies de réduction de l’autodestruction
• Soutenir des stratégies durables axées sur l’abstinence
• Améliorer les stratégies de prévention des rechutes
• Fournir une psychothérapie continue axée sur la récupération

 

CONSEILS UTILES POUR CEUX LUTTANT CONTRE LA DÉPENDANCE

En plus du soutien professionnel, du traitement et de la réadaptation, voici quelques conseils pour les personnes aux prises avec une dépendance:

• Prévoyez votre temps libre pour éviter l’ennui
• Identifiez, évitez et gérez les déclencheurs internes et externes
• Développez des stratégies pour gérer en toute sécurité les envies irrépressibles
• Identifiez, anticipez et évitez les situations à haut risque
• Développez un réseau de soutien pour vous aider avec votre rétablissement
• Soyez patient avec vous-même; Chaque jour est un jour nouveau


CONCLUSION

La dépendance est une question complexe qui affecte les hommes et les femmes de toutes origines, de toutes ethnies, de toutes religions et de milieux socio-économiques différents. Personne ne prend de substance avec l’intention de devenir dépendant. La dépendance commence généralement avec la croyance que l’on ne deviendra pas dépendant, « cela ne m’arrivera pas, je suis en contrôle ».

Une intervention précoce peut empêcher le développement de cas de dépendance plus graves et difficiles à traiter. Le traitement précoce de la dépendance et un suivi psychologique peuvent réduire considérablement le risque de problèmes de santé, de blessures futures, de problèmes liés au travail et de relations problématiques.

Vous connaissez quelqu’un qui souffre d’une dépendance ou qui présente des comportements de dépendance? Il est important que les personnes qui vivent la dépendance demeurent encouragées et soutenues. Un réseau de soutien qui est compatissant, empathique, attentionné et patient est le plus efficace.

 

Dans certaines cliniques Medisys, des professionnels autorisés et spécialisés peuvent aider à créer et à maintenir une vie équilibrée. Pour plus d’informations sur ces services et les disponibilités, cliquez ci-dessous.

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Références:
https://www.drugabuse.gov/publications/drugs-brains-behavior-scienceaddiction/ drugs-brain Arnold M. Washton, Ph.D. 2009 Lawrence Peltz, MD, 2009
https://www.camh.ca/en/driving-change/the-crisis-is-real/mental-healthstatistics
https://www.camh.ca/en/driving-change/the-crisis-is-real/mental-healthstastics
https://canadian centreforaddictions.org/drug-use-and-abuse-in-canada/ mental-health-stastics
https://canadian centreforaddictions.org/drug-use-and-abuse-in-canada/ mental-health-statistics
https://www.sobriety.ca/alcohol-drug-addiction-montreal-quebec.htm
http://www.ccdus.ca/Eng/Opioids/issue/Pages/default.aspx