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Garder son sang-froid durant cette phase de la COVID-19

Alors que nous entamons une nouvelle phase de la pandémie de COVID-19, où bon nombre d’entre nous retournent au travail ou se remêlent progressivement à la vie publique, n’oublions pas que nos anxiétés sont exacerbées et que nous avons pour la plupart à peine quitté la maison pendant des mois. Ainsi, il ne faut pas s’étonner que certains soient « à fleur de peau », un état mieux connu sous le nom de « grincheux ».

En présence d’un ami, d’un parent, d’un collègue ou d’un patron de mauvaise humeur, en particulier lorsque notre propre moral n’atteint pas des sommets, nous risquons très fortement de réagir de manière impulsive et tout aussi bouillante.

Lorsque l’on traite avec des gens possiblement moins conciliants, il est plus que jamais essentiel de gérer nos réactions.

Avant d’aborder quelques trucs pour composer avec les personnes colériques ou anxieuses qui nous entourent, il importe de garder cet élément à l’esprit : nous n’avons de maîtrise que sur nous-mêmes. Nous ne pouvons pas contrôler notre partenaire, notre enfant, notre collègue, ni notre belle-mère. Pour ceux qui ont des enfants, voyez combien ils ont généralement chamboulé votre existence dès leur arrivée au monde. Vous ne pouviez pas les contrôler à ce moment, et c’est encore ainsi maintenant. Tenter de contrôler une autre personne est inutile, frustrant et néfaste pour toute relation.

Notre manière de réagir à une situation nous appartient totalement, y compris nos pensées, nos paroles et nos actions. Nous n’en avons peut-être pas toujours l’impression, mais c’est tout à fait le cas. Il est non seulement possible, mais essentiel d’intégrer cette notion de vie, même sur le tard. Nous devons aussi enseigner de telles notions à nos enfants, tant par les mots que par l’exemple.

Voici quelques conseils pour gérer des situations difficiles impliquant des personnes chargées d’émotions au travail, à la maison ou en public. Cependant, la triste réalité est que peu importe les efforts déployés, une minorité de personnes se montreront tout de même déraisonnables et ne pourront être apaisées.


1. Gérez votre propre cerveau avant d’interagir

Lorsque vous répondez à une personne fâchée ou anxieuse, il est essentiel de reconnaître et d’accepter que vous n’êtes pas responsable de sa réaction émotionnelle. Ne pas vous approprier les émotions de l’autre vous permettra de rester calme et de réagir avec votre cerveau rationnel plutôt qu’émotionnel.

Il n’y a pas de réponse « universelle » pour calmer une personne en détresse ou en colère; aucun mot magique ni geste particulier ne la sauvera de sa détresse émotionnelle. Vos outils les plus efficaces sont l’écoute attentive, l’empathie et la patience.

Par ailleurs, rappelez-vous que si une personne peut s’enflammer sur le moment, elle ne restera pas dans cet état émotionnel jusqu’à la fin des temps. Elle décompressera bien un jour, au moins dans une certaine mesure. En pensant de cette façon, vous pourrez atténuer la tendance à endosser la détresse de l’autre et, ainsi, réduire votre propre niveau de stress.

 

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2. Restez calme, cela vous aidera à calmer l’autre

En restant calme et détendu (ce qui n’est pas synonyme d’indifférence), vous augmenterez de façon non verbale vos chances de calmer et de détendre l’autre. Si vous savez que la discussion sera particulièrement difficile, essayez de l’entamer calmement, en appliquant la relaxation passive. Vous pouvez aussi recourir à ces outils durant la conversation, pendant que l’autre parle :

• Prenez de grandes respirations.
• Relâchez vos épaules et étirez votre cou.
• Relâchez vos mains et vos bras… étirez et détendez vos doigts.
• Sentez vos pieds sur le sol et relaxez vos orteils.
• Détendez votre visage et votre mâchoire.


Une fois la conversation terminée, prenez soin de vous en reprenant les mêmes techniques. Ce faisant, tentez de visualiser un moment où vous vous sentiez très confiant et détendu. Ensemble, ces activités physiques et émotionnelles peuvent constituer un puissant antidote. Vous pouvez en tout temps vous retrouver dans cet état de paix; ça ne prend que 90 secondes!

Comme toute bonne chose, cette stratégie nécessite un peu de pratique avant de devenir un « incontournable » lors de situations très stressantes. En vous exerçant plusieurs fois par jour, en période de faible stress, vous pourrez en faire un atout naturel afin de rester calme lors de vos interactions stressantes.


3. Parlez un peu plus lentement

Si vous avez tendance à parler vite, essayez de ralentir un tout petit peu votre débit, raccourcissez vos phrases et évitez d’employer des mots compliqués. Vous pouvez faire preuve d’empathie et de compréhension en paraphrasant les paroles de l’autre et en associant ses mots avec votre conception de son état émotionnel.


4. N’oubliez pas que nos expériences passées peuvent prédire nos réponses émotionnelles en période difficile

En tant que psychiatre, je rencontre souvent des gens en grande détresse. Celle-ci peut s’exprimer de diverses manières, notamment par une colère manifeste, une tendance à pleurer ou un repli sur soi. Il est essentiel de reconnaître que l’historique personnel d’un individu peut influer sur ses sentiments et ses réactions en cette période de stress.

Pour ceux qui ont vécu un grave traumatisme ou de grandes épreuves par le passé, cette crise pourrait raviver des peurs historiques ou exacerber un sentiment d’impuissance. Bien que le manque de respect ne soit jamais acceptable, la compréhension des explications potentielles derrière un mauvais comportement m’a permis de supporter les commentaires désobligeants ou rudes d’autrui et de ne pas me laisser atteindre par ceux-ci.


Je remercie spécialement le Dr Randy Mackoff pour sa contribution à cet article.

 

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