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Ressources

Rencontrez Dr Poirel, Medisys Montréal

Emmanuel Poirel Ph. D. est clinicien en gestion du stress et travaille à la clinique de santé des cadres Medisys à Montréal depuis 1995. Il détient deux baccalauréats (psychologie et activité physique), une maîtrise sur la motivation et un doctorat en psychopédagogie spécialisée dans le stress au travail. En 2010, le Dr Poirel a été récipiendaire de deux prix de meilleure thèse au Canada (Greendield Award et Dunlop Award). Depuis 2011, il est professeur et chercheur à l’Université de Montréal, responsable de cours de maîtrise et de doctorat sur le leadership et sur la santé psychologique au travail. Passionné par la santé au travail, il a participé au développement de la première norme mondiale pour «Entreprises en santé» (BNQ 9700-800) prévention, promotion et pratiques organisationnelles favorables à la santé en milieu de travail. Le Dr Poirel est un coach-clinicien pour cadres expérimenté et un leader reconnu dans les domaines de la gestion des conflits, de «l’intelligence émotionnelle», de la gestion du stress organisationnel et de la communication interpersonnelle.

Dr Poirel est membre du réseau Qualaxia vivre en bonne santé mentale, du Réseau de la recherche en santé des populations du Québec (RRSPQ), du Centre de recherche et d'intervention sur l'éducation et la vie au travail (CRIEVAT) ainsi que du groupe de recherche LEForCaS de l’Université de Genève. Il est également conférencier vulgarisateur reconnu au niveau international. Ses qualités d’orateur et de pédagogue lui ont valu le Prix d'excellence en enseignement qu’il a obtenu en 2015 de la Faculté des sciences de l'éducation de l’Université de Montréal. Au fil des ans, il a donné plus de 500 conférences axées sur ses recherches sur la santé au travail en Amérique, en Afrique et en Europe.

Récemment, son article paru dans la Revue Santé mentale au Québec (2017) a été reconnu pour sa qualité et sélectionné par l’Association des médecins psychiatres du Québec (AMPQ) dans le cadre de leur formation continue et du processus d’accréditation pour le maintien du droit de pratique. Grâce à ses recherches, Dr poirel soutient des patients aux prises avec des problématiques de santé psychologique, et développe une approche novatrice en coaching sur la prévention du burnout, la gestion du stress et l’anxiété de performance.*  

 

Que faites-vous pour vous distraire ?

Une de mes passions, une façon qui me permet de me distraire est le sport. J’affectionne en particulier le basketball et le soccer. Athlète de haut niveau, j’ai joué au soccer compétitif jusqu’à l’âge de 45 ans. Avec mon club de soccer de Dorval, champions du Québec chez les 35 ans et plus, nous avons représenté notre province et gagné la médaille d’or au championnat canadien en 2012.  Bien qu’aujourd’hui je ne fasse plus de compétition, le sport, tout comme toute forme d’activité physique, demeure pour moi une passion et une façon de me distraire, en plus d’être une habitude de vie essentielle et nécessaire tant pour ma santé physique que pour mon équilibre psychologique.

 

Quel est le meilleur conseil que vous ayez reçu ?

J’ai eu la chance d’avoir un père psychiatre et philosophe, qui a été chargé d'évaluation pour l'attribution du Prix Nobel à deux reprises durant sa carrière, en physiologie et en médecine et qui a écrit des livres remarquables. De par son humanisme, sa sagesse, sa foi et sa vision spirituelle de la vie il a toujours été une inspiration pour moi. Il a malheureusement été emporté par la maladie en 2006. Avant qu’il nous quitte, j’ai eu la chance d’être à son chevet et il m’a livré un message extrêmement important. Il m’a dit, « tu sais Emmanuel, le plus important dans la vie c’est d’entretenir le sacré ». Ceci m’a beaucoup fait réfléchir. Après mûres réflexions, j’ai compris que nous avons tous quelque chose de spirituel en nous, d’immatériel, que nous avons toutefois tendance à oublier dans notre vie de plus en plus individualiste et consommatrice. Mon conseil pour une vie épanouie et source de bonheur est donc d’entretenir et de nourrir le sacré qui réside en chacun de nous. Ce qui importe c’est de le faire à sa façon, tout en acceptant l’incertitude, tout comme le fait qu’il n’y a pas de vérité absolue.

 

Quel est votre meilleur conseil en santé préventive ?

Mes propres recherches m’ont conduit à m’intéresser aux travaux de Georges Canguilhem, médecin philosophe qui a écrit un livre remarquable, « Le Normal et le Pathologique ».  Le plus important message que j’ai retenu de cet ouvrage est que la vie est plus que normale. La vie, être vivant, tout comme être malade, c’est la capacité que nous avons à imposer nos propres normes de vie, c’est la capacité à être à la fois malade et en santé. Plus simplement dit, l’important ce n’est pas de suivre les normes, mais de définir nos propres normes, d’être plus que normal, plus que la norme prescrite. Sans négliger l’importance d’avoir de bonnes habitudes de vie, il faut comprendre que l’être humain a des ressources insoupçonnées et que c’est à chacun d’être en cohérence avec lui-même et ses convictions. L’important selon moi, entre habitude de vie et santé préventive, c’est d’avoir le sentiment d’être en cohérence avec soi-même.

 

Qu’est-ce qui vous inspire ?

Ce qui m’inspire le plus c’est la bonté humaine. Tout ce que les autres font pour les autres. L’altruisme, le partage, l’humilité. Pour moi, ce sont ceux qui s’oublient et qui se donnent aux autres qui sont les personnes les plus inspirantes. C’est d’ailleurs en donnant que l’on obtient le plus de gratification. Nous en avons tous vécu l’expérience à un moment ou à un autre. Bien davantage qu’en consommant ou en accumulant des biens matériels. En tous cas, c’est mon inspiration… bien que cela ne soit pas toujours aussi facile à faire qu’à dire. La nature humaine étant ce qu’elle est.

 

Quelle leçon que vous avez apprise durant votre vie souhaiteriez-vous que tout le monde connaisse ?

Immigré, Français d’origine, arrivé à l’âge de 4 ans au Québec, j’ai le souvenir d’être retourné passer tous mes étés en France avec mes grands-parents. Mon grand-père, de qui j’étais très proche, m’a beaucoup inspiré, il était une personne exceptionnelle. À l’âge de 82 ans, il a eu un accident vasculaire cérébral qui lui a paralysé le côté droit du corps. Rien ne pouvait toutefois le ralentir, malgré la maladie et son âge avancé, il a appris à écrire de la main gauche afin de pouvoir continuer à communiquer avec nous de l’autre côté de l’océan, avant l’internet. Il est décédé 9 ans plus tard à l’âge de 91 ans. De son parcours, j’ai entre autres retenu deux éléments qui sont particulièrement marquants pour moi et qui sont devenus une leçon de vie. D’abord l’espoir et l’espérance, dans la mesure où la vie mérite d’être vécue pleinement et jusqu’au bout. Pour l’apprécier, il faut constamment espérer mieux et plus et il faut travailler pour y arriver. Deuxièmement, la persévérance. Sans persévérance je ne crois pas qu’il y ait de satisfaction. Pour être satisfait et apprécier la vie, il faut un minimum d’effort, il faut pouvoir franchir un obstacle, certes à sa mesure, mais il faut faire l’effort. L’être humain a besoin de se dépasser et de persévérer pour récolter les fruits de son effort et pour être heureux. Comme le disait le poète Félix Leclerc, la meilleure façon de tuer un homme c’est de le payer à ne rien faire. Pour être heureux, il faut produire quelque chose, être reconnu par les autres pour ce qu’on a fait et recommencer tous les jours en espérant mieux et en persévérant.

 

Vous désirez vous sentir plus heureux et moins stressé au travail? Prenez rendez-vous avec le Docteur Poirel à la clinique Medisys de Montréal.

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* (analyse et clinique du travail, psychodynamique du travail, rééducation psychosomatique et cognitive comportementale)