<img height="1" width="1" style="display:none;" alt="" src="https://dc.ads.linkedin.com/collect/?pid=265777&amp;fmt=gif">

Ressources

Triste? Apprenez-en plus sur le trouble affectif saisonnier

La venue de l’automne ou de l’hiver vous déprime-t-elle? Vous sentez-vous morose, triste, irritable, non motivé ou simplement « pas dans votre assiette » environ à la même période chaque année? Vous souffrez peut-être de dépression saisonnière, aussi appelée trouble affectif saisonnier (TAS).


STATISTIQUES

• Près de 2 à 3 % des Canadiens souffriront de TAS au cours de leur vie1.
• Les femmes représentent 90 % des cas de TAS1.
• Environ 15 % de la population éprouvera une forme bénigne de TAS qui cause une dépression légère1.
• Le TAS apparaît généralement entre l’âge de 20 et 30 ans1.
• La prévalence du TAS est environ 3 fois plus élevée dans le groupe des 20 à 30 ans que chez les personnes
de 60 ans ou plus2.
• Les habitants des pays de l’hémisphère Nord sont plus susceptibles de souffrir du TAS que ceux qui vivent près de l’équateur1.


La dépression saisonnière est un trouble de l’humeur qui revient chaque année à la même période. La caractéristique déterminante du TAS est le moment d’apparition et de résorption des épisodes dépressifs. Généralement, le TAS se déclare à l’automne ou en hiver et prend fin au printemps ou au début de l’été. Bien que cela soit beaucoup moins fréquent, certaines personnes sont atteintes de « dépression estivale », qui survient à la fin du printemps ou au début de l’été et se résorbe à l’automne.


SYMPTÔMES DU TAS

Selon le DSM V (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 5e édition), le diagnostic de TAS repose sur la présence d’au moins 5 des symptômes suivants durant une période de 2 semaines, représentant un changement par rapport au fonctionnement antérieur. Au moins un des symptômes est soit i) une humeur dépressive, soit ii) une perte d’intérêt ou de plaisir à l’égard des activités préférées.

  1. Humeur dépressive (sentiment de tristesse, de vide, de désespoir)
  2. Diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir pour les activités préférées
  3. Perte de poids (en l’absence de régime) ou gain de poids notable
  4. Insomnie ou hypersomnie
  5. Agitation ou ralentissement psychomoteur (sentiment de fébrilité ou de ralentissement)
  6. Fatigue ou perte d’énergie
  7. Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée
  8. Diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision
  9. Pensées de mort ou idées suicidaires récurrentes avec ou sans plan précis


Ces symptômes doivent être présents la plus grande partie de la journée, presque tous les jours durant une période d’au moins deux semaines consécutives2. Ils entraînent une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement en société, au travail ou dans d’autres domaines importants. Dans les cas où il y a présence de facteurs de stress psychosociaux liés aux saisons (chômage en hiver, calendrier scolaire), le diagnostic de TAS doit être évité. Il est important de noter que chez les enfants et les adolescents, les symptômes peuvent varier et comprendre l’humeur irritable plutôt que la tristesse.

 

Anxiété? Stress? Dépression? Obtenez des conseils médicaux instantanés de la part d'une équipe de professionnels de la santé, par messagerie texte ou vidéo.

EN SAVOIR PLUS SUR LES SOINS VIRTUELS

 

QU’EST-CE QUI CAUSE LE TAS?

Tempérament : Le TAS touche souvent les personnes ayant une affectivité négative élevée3.

Environnement : Les facteurs déclencheurs environnementaux peuvent inclure les expériences traumatisantes dans l’enfance ou les événements stressants de la vie3.

Facteurs génétiques et physiologiques :

- Certains facteurs héréditaires sont susceptibles d’augmenter le risque d’épisodes dépressifs majeurs4.

-La présence d’anomalies fonctionnelles dans certains centres nerveux peut perturber le traitement des émotions, la recherche de récompenses et la régulation de l’humeur chez l’adulte2.

- La sécrétion insuffisante de sérotonine est associée à la dépression1.

- La mélatonine, une hormone du sommeil sécrétée par le corps pinéal situé dans le cerveau qui peut influer sur les cycles de sommeil et l’humeur, est sécrétée en plus grande quantité en l’absence de lumière. Par conséquent, lorsque les journées raccourcissent et que la luminosité diminue, la sécrétion de mélatonine augmente, ce qui peut causer certains des symptômes associés à la dépression saisonnière1.

Autres facteurs : Les troubles non liés à l’humeur, l’abus de substances psychoactives, les troubles de la personnalité et l’anxiété figurent parmi les symptômes accompagnant le plus souvent les troubles dépressifs2.

 

Les caractéristiques des troubles dépressifs sont notamment la tristesse, le sentiment de vide, l’irritabilité et des changements d’ordre somatique ou cognitif qui peuvent altérer le fonctionnement. L’anxiété et l’intolérance au stress sont des symptômes associés qui entravent la capacité de travailler, d’établir des liens sociaux et d’assumer ses responsabilités en général. On observe également des changements dans l’expression des émotions, la cognition et la capacité fonctionnelle.

Les personnes atteintes de TAS ont tendance à s’isoler, à refuser les invitations à sortir, à ne pas répondre aux messages et à éviter les interactions sociales. Elles peuvent dormir plus longtemps ou rester au lit le matin. D’autres perturbations du sommeil peuvent être observées, comme la difficulté à trouver le sommeil ou les réveils fréquents, ce qui peut causer une fatigue accrue. Par ailleurs, le fait de rester au lit ou de s’isoler aura pour effet d’exacerber les symptômes et de renforcer les pensées négatives et la tristesse déjà présentes. La perte d’intérêt dans les contacts physiques et les moments d’intimité peut nuire aux relations avec les êtres aimés.

Comme dans le cas de tout épisode dépressif, la bonne humeur, la patience, la tolérance, la mémoire, la concentration et l’intérêt à l’égard des activités préférées exigent des efforts. Les relations tant personnelles que professionnelles peuvent aussi devenir ardues. La personne n’arrive plus à éprouver du plaisir ou de l’enthousiasme dans sa vie. La progression des symptômes dépressifs se fait graduellement, mais finit par entraîner des changements de comportement profonds ainsi qu’une intensification des pensées négatives. La personne se demande souvent ce qu’elle pourrait faire, mais a tendance à penser que de toute façon cela ne servira à rien et reste donc coincée dans sa situation.

Le fait de se sentir incapable de s’en sortir s’ancre dans la psyché et amène de nouveaux schémas de pensée. Les personnes atteintes de TAS modéré ou grave choisissent souvent de rester coincées dans leur état, car la seule pensée de tenter quelque chose de différent accentue leur anxiété. Les symptômes dépressifs deviennent familiers et en viennent à sembler désirables. Le bien-être se transforme en sentiment étranger qu’il vaut mieux éviter.

L’épisode dépressif peut être d’intensité légère, modérée ou grave. Les symptômes légers sons souvent moins apparents, mais ils peuvent quand même affecter la personne sur les plans physique et émotionnel lorsque le poids des responsabilités quotidiennes s’accentue. Une dépression grave peut être incapacitante. Elle peut empêcher la personne de voir à ses besoins fondamentaux, comme l’hygiène personnelle, ou, dans certains cas extrêmes, la rendre incapable de parler et même catatonique.


OPTIONS THÉRAPEUTIQUES

La thérapie cognitivo-comportementale a fait ses preuves pour ce qui est d’améliorer la qualité de vie des personnes souffrant de TAS. La psychothérapie donne à la personne la possibilité de canaliser ses pensées et ses comportements de manière à réduire l’intensité et la durée du TAS1.
La luminothérapie, qui inhibe la sécrétion de mélatonine dans le cerveau, s’est aussi révélée efficace. La personne s’expose à une source de lumière très intense environ deux heures par jour. Elle peut poursuivre ses activités normales pendant le traitement1.
La pharmacothérapie, par exemple la prise d’antidépresseurs, peut aider à réduire ou même éliminer les symptômes.
Les activités d’autoprise en charge (dans les cas de TAS léger), par exemple, l’exercice régulier, une alimentation saine, de bonnes habitudes de sommeil, la socialisation, les techniques d’ancrage et la gestion du stress, sont tous de bons moyens de réduire les symptômes de dépression. Les stratégies d’autoprise en charge de concert avec un traitement peuvent aussi s’avérer utiles dans les cas de TAS modéré ou grave.


Des spécialistes de la dépression et du trouble affectif saisonnier sont présents à Medisys, prêts à vous aider. Pour plus d'informations sur les services et les disponibilités, cliquez ici.

 

Le TAS revient généralement à peu près à la même période chaque année. La prise de mesures de prévention proactives permettra de réduire les symptômes ainsi que leur intensité et leur durée.


Voici quelques suggestions de mesures préventives :

• Commencer la luminothérapie au début de l’automne
• Augmenter la luminosité dans la maison
• Intégrer à la vie quotidienne des techniques de gestion du stress : faire plus d’exercice et méditer, sortir plus souvent à l’extérieur et, si cela est possible, faire un séjour dans le Sud.

Lorsque l’épisode dépressif est traité efficacement, les symptômes se résorbent entièrement.

 

PRENDRE RENDEZ-VOUS OU OBTENIR DES INFORMATIONS

 

Sources : 1. Association canadienne pour la santé mentale. http://www.cmha.ca/fr. 2. Specifiers for depressive disorders: With seasonal pattern. In: Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders DSM-5. 5th ed. Arlington, Va.: American Psychiatric Association; 2013. http://www.psychiatryonline.org. 3. Canada.com. http://bodyandhealth.canada.com/ healthfeature/gethealthfeature/seasonal-affective-disorder. 4. Mental Health America. http://www.mentalhealthamerica.net.