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Vapotage: ce que vous devez savoir

« Le vapotage n’est pas aussi dangereux que le tabagisme. »
« Je vapote car il n’y a pas d’effets secondaires. »

Voici ce que j’entends souvent lorsque je demande à mes patients adolescents et jeunes adultes de me parler du vapotage ou de la cigarette électronique. Malheureusement, ils ont tort: l’utilisation de produits de vapotage et de cigarettes électroniques est en hausse depuis quelques années, mais c’est une industrie où règnent désinformation, marketing dangereux et confusion. Il est important deconnaître la vérité : que sont exactement les produits de vapotage, quelle est leur popularité et dans quelle mesure sontils vraiment néfastes?


QUE SONT EXACTEMENT LES PRODUITS DE VAPOTAGE OU CIGARETTES ÉLECTRONIQUES?

Les produits de vapotage, aussi appelés cigarettes électroniques ou « vapes », sont des dispositifs à piles qui chauffent un liquide (appelé liquide à vapoter, ou « juice ») à une température suffisamment élevée pour qu’il se transforme en vapeur d’aérosol. L’aérosol est inhalé par la bouche et les poumons, où il est ensuite absorbé dans la circulation sanguine.

Le liquide à vapoter est composé d’un solvant servant de véhicule (généralement du propylène glycol ou du glycérol) et d’arômes (composés de produits chimiques) et peut également contenir des quantités variables de nicotine. La variété des saveurs est attrayante pour les jeunes et est considérée comme l’une des raisons pour lesquelles ils commencent à vapoter. Certains liquides à vapoter sont inodores, et les dispositifs de vapotage peuvent imiter l’apparence d’objets courants, comme des clés USB, des stylos et des lampes de poche, ce qui fait qu’il est difficile pour les parents de savoir que leur enfant vapote.

 

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QUELLE EST LA POPULARITÉ DU VAPOTAGE?

Selon l’édition 2017 de l’Enquête canadienne sur le tabac, l’alcool et les drogues, 23 % des adolescents (de 15 à 19 ans) et 29 % des jeunes adultes (de 20 à 24 ans) ont déjà essayé une cigarette électronique, comparativement à seulement 15 % des personnes âgées de 25 ans ou plus.

Bien que 43 % des adolescents qui vapotent ne soient pas des fumeurs, des recherches récentes montrent que le vapotage augmente la probabilité de fumer la cigarette. Selon une étude de l’Université de Waterloo et de la faculté de médecine de l’Université Wake Forest, les étudiants de la 7e à la 12e année (de la première à la cinquième secondaire) qui ont déjà essayé une cigarette électronique sont deux fois plus susceptibles de fumer la cigarette.

Parmi les raisons pour lesquelles les jeunes commencent à vapoter, notons la nouveauté, les saveurs, l’image de marque et la croyance que le vapotage présente moins de risques que la cigarette pour la santé. Près d’un élève du secondaire sur quatre croit que le vapotage occasionnel ne présente « aucun risque » pour la santé.


LES PRODUITS DE VAPOTAGE ET LES CIGARETTES ÉLECTRONIQUES SONT-ILS NOCIFS?

Il est vrai que le vapotage est moins nocif que la cigarette, mais cela ne signifie pas qu’il est inoffensif. Il y a beaucoup d’éléments inconnus en ce qui concerne le vapotage, notamment les produits chimiques qui composent la vapeur et leurs effets sur la santé physique à long terme. Par exemple, le propylène glycol est considéré comme étant « généralement » sécuritaire lorsqu’il est utilisé en petites quantités dans les produits cosmétiques ou les additifs alimentaires. Cependant, on manque d’information sur son innocuité lorsqu’il est inhalé. La liste intérieure des substances d’Environnement Canada classe cette substance comme « susceptible d’être toxique ou nocive » sur le plan de la toxicité pour les systèmes organiques.

Les recherches ont également révélé que lorsque le liquide à vapoter est chauffé pour produire les vapeurs d’aérosol, de nouveaux produits chimiques tels que le formaldéhyde peuvent être créés par les températures élevées, et ceux-ci sont ensuite inhalés. Les arômes ne sont pas non plus inoffensifs. Par exemple, le diacétyle est lié à une grave maladie pulmonaire appelée bronchiolite oblitérante. Les aérosols créés par les cigarettes électroniques peuvent contenir d’autres composés nocifs, tels que le benzène (présent dans les gaz d’échappement des voitures) et des métaux lourds, notamment le nickel, l’étain et le plomb.

L’un des aspects les plus préoccupants des produits de vapotage est la nicotine – un produit chimique qui entraîne une forte dépendance. Les adolescents et les jeunes adultes sont particulièrement sensibles à ses effets négatifs, car le cerveau continue de se développer jusqu’à l’âge de 25 ans environ. Ainsi, la nicotine peut nuire au développement du cerveau, en particulier à la mémoire et à la concentration, et peut même augmenter l’impulsivité. Elle peut également entraîner une accoutumance et une dépendance physique. Les produits de vapotage ne contiennent pas tous de la nicotine, mais pour ceux qui en contiennent, leur concentration en nicotine peut varier considérablement. Certains mélanges ont une très faible teneur en nicotine, tandis que d’autres peuvent en contenir plus que ce que l’on trouve dans une cigarette ordinaire.

Les personnes qui utilisent des produits de vapotage peuvent être rassurées par les étiquettes « sans nicotine » apposées sur les liquides. Cependant, des tests effectués par Santé Canada ont révélé qu’environ la moitié de ces liquides étiquetés « sans nicotine » en contenaient dans les faits. Une étude réalisée en Ontario, évaluant les produits de vapotage vendus dans les points de vente au détail, a permis de déterminer que parmi les produits étiquetés « avec nicotine », 27 % avaient des concentrations supérieures à ce qui était indiqué sur l’étiquette.

Un autre aspect inquiétant est que les nouvelles générations de dispositifs de vapotage peuvent être modifiées pour être utilisées avec le cannabis ou ses composants (THC, huile de cannabis) ou d’autres substances.

 

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CAS DE LÉSIONS PULMONAIRES

Au 1er octobre 2019, 1 080 cas de lésions pulmonaires associées au vapotage ont été signalés aux Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis, et 18 décès ont été confirmés. Dans ces cas, tous les patients ont déclaré des antécédents d’utilisation de la cigarette électronique ou de produits de vapotage, et la plupart ont déclaré des antécédents d’utilisation de produits contenant du THC. On croit que ces lésions sont liées à des substances toxiques (irritants chimiques) qui pénètrent dans les poumons. Toute personne qui a utilisé une cigarette électronique ou des produits de vapotage et qui éprouve des symptômes tels que l’essoufflement, la toux, les douleurs thoraciques avec ou sans vomissements, la diarrhée, les douleurs abdominales ou la fièvre devrait consulter un professionnel de la santé.


ALORS, QUE POUVONS-NOUS FAIRE?

Que vous vapotiez pendant que vous arrêtez de fumer, ou que vous ayez adopté cette habitude, restez informé sur le sujet et parlez ouvertement du vapotage avec les membres de votre famille - en particulier les adolescents. Le site Web de Santé Canada est une bonne ressource et vos médecins, infirmières praticiennes et infirmières Medisys peuvent également fournir un soutien et des conseils supplémentaires.