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Ressources

VPH : un enjeu non exclusivement féminin

Un très grand nombre de Canadiens, soit quatre sur cinq, seront infectés par le virus du papillome humain (VPH) à un moment ou à un autre de leur vie. Même s’il s’agit de l’infection transmissible sexuellement la plus fréquente dans le monde, il nous en reste beaucoup à apprendre à son sujet. Un grand nombre de souches de VPH ont été identifiées, dont certaines peuvent entraîner un cancer et d’autres des lésions cutanées, et nous savons qu’une infection par le VPH est à l’origine de plus de 99 % des cas de cancer du col de l’utérus. D’autres travaux de recherche montrent toutefois que cette infection est également associée à des cancers touchant d’autres parties du corps, dont la gorge, la cavité buccale (bouche), le pénis, l’anus, le vagin et la vulve.

Selon la Société canadienne du cancer, au Canada, environ les deux tiers des cancers associés au VPH ne concernent pas le col de l’utérus. Le VPH est à l’origine de 80 % à 90 % des cas de cancer de l’anus, et de 40 % à 50 % des cas de cancer du pénis. On sait aussi qu’il cause maintenant plus de 70 % des cas de cancer de la bouche et de la gorge. La recherche sur les types de virus à l’origine de mutations oncogènes ou de cancers se poursuit, mais nous savons sans l’ombre d’un doute que les discussions sur la prévention et la vaccination contre le VPH ne concernent pas seulement les femmes et les jeunes filles, mais bien les hommes aussi.

 

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Le VPH se propage d’une personne à l’autre par contact direct de peau à peau lors de relations intimes. L’infection peut se transmettre par un rapport sexuel oral, anal ou vaginal — le plus souvent anal ou vaginal — avec une personne infectée, même si celle-ci ne présente aucun signe ou symptôme. Toute personne sexuellement active peut contracter le virus, même celles qui n’ont eu qu’un seul partenaire sexuel. Pour diminuer le risque de cancers associés aux VPH, la Société canadienne du cancer recommande que le vaccin contre le VPH soit administré à toutes les jeunes filles et femmes âgées de 9 à 45 ans, et aux garçons et aux hommes âgés de 9 à 26 ans. Le Comité consultatif national de l’immunisation, le comité canadien sur les lignes directrices, suggère que même les hommes et les femmes âgés respectivement de plus de 26 et 45 ans devraient parler à leur médecin et envisager le vaccin. En effet, le risque dépend de l’exposition et non de l’âge.

« La plupart des professionnels de la santé pensent encore que le VPH ne concerne que les femmes », explique la Dre Nancy Durand, gynécologue au Centre Sunnybrook des sciences de la santé de Toronto, « mais les plus récentes données probantes indiquent clairement que nous devrions discuter du VPH avec tous nos patients. » De nouvelles études montrent que la prévention et la vaccination contre le VPH constituent une priorité chez les hommes au même titre que chez les femmes. Selon les statistiques canadiennes sur le cancer de 2016, les cancers de la bouche et de la gorge associés au VPH (qui représentent maintenant un tiers de tous les cas de cancers associés au VPH) ont augmenté de 56 % chez les hommes depuis le milieu des années 1990. Les hommes sont jusqu’à 4,5 fois plus susceptibles de recevoir un diagnostic de cancer de l’oropharynx que les femmes.

De plus, selon un rapport publié par la Société canadienne du cancer, les cas de cancers de la bouche et de la gorge causés par le VPH augmentent de façon spectaculaire chez les hommes canadiens : leur taux est sur le point de dépasser celui du cancer du col de l’utérus chez les femmes. Autre constat qui fait réfléchir : selon les statistiques canadiennes sur le cancer, le taux de cancer de l’anus associé au VPH augmente en moyenne de 3 % par an chez les femmes. « Le nombre de cas de cancer de l’anus chez les femmes dépasse à présent celui observé chez les hommes, incluant les hommes homosexuels », explique la Dre Durand.

 

COMMENT PRÉVENIR LE VPH

Les vaccins contre le VPH contribuent à nous protéger contre les infections par le VPH et les cancers qui y sont associés. Il existe trois types de vaccins contre les infections par le VPH au Canada : Cervarix, Gardasil 4 et Gardasil 9. Pour en savoir plus – cliquez ici.

Une chose est claire : la prévention et la vaccination contre le VPH constituent un enjeu primordial tant pour les hommes que pour les femmes, mais il règne encore beaucoup de confusion au sujet du virus, des causes de l’infection au VPH et de ses conséquences. Il est possible que de nombreux Canadiens ne soient pas vaccinés contre le VPH parce que leurs médecins ne sont pas au courant des dernières données de recherche sur les risques associés au VPH et ses caractéristiques. « Un grand nombre de professionnels de la santé croient encore que le problème ne concerne que les patients jeunes qui multiplient les partenaires », souligne la Dre Durand. Certains médecins supposent que la vaccination est nécessaire uniquement chez les enfants qui ne sont pas encore sexuellement actifs ou chez les jeunes patients, qui sont plus susceptibles de changer souvent de partenaire. S’il est établi que le vaccin a une efficacité maximale lorsqu’il est administré avant les premiers rapports sexuels, cela ne signifie pas que les patients plus âgés ne devraient pas être vaccinés. Les Canadiens se marient de plus en plus tard et plus d’un tiers des mariages se terminent par un divorce. « Si vous avez plus de 30 ans, le risque que vous soyez infecté par le VPH sur une période de cinq ans dépasse les 20 % », indique la Dre Durand. « Après 45 ans, ce risque demeure supérieur à 10 %. »


Un défi supplémentaire dans la lutte contre les cancers associés au VPH tient au fait que, contrairement au dépistage du cancer du col de l’utérus (test de Papanicolaou, ou test de Pap), il n’y a pas de programme de dépistage équivalent pour les cancers de l’oropharynx associés au VPH. À l’heure actuelle, le test Pap est la seule méthode de dépistage du VPH. Cela signifie que les hommes qui en sont porteurs « passent sous le radar », puisqu’on ne peut pas déceler la présence du virus chez ces derniers. C’est la raison pour laquelle la vaccination est essentielle tant chez les hommes que chez les femmes, et elle doit idéalement être administrée le plus tôt possible. Le vaccin contre le VPH est largement disponible par l’intermédiaire des programmes de vaccination en milieu scolaire qui sont financés par les fonds publics. Il est maintenant offert aux garçons et aux filles de l’ensemble des provinces et territoires.

Hors du système scolaire, le gouvernement ne finance pas la vaccination; cela ne veut toutefois pas dire qu’elle n’est pas importante. Dans notre société, de nombreuses lignes directrices sont recommandées sans qu’un financement public ne soit prévu; c’est le cas pour les sièges d’auto ou les casques de vélo. Protégeons-nous, de même que nos enfants et nos partenaires, tout en faisant diminuer le risque de cancer.

Quel que soit votre âge ou votre sexe, il est important que vous discutiez de la prévention et de la vaccination contre le VPH avec votre médecin et vos enfants. Évidemment, il n’est pas forcément facile d’aborder ce sujet : c’est pour cela que Medisys sur demande vous facilite la vie. Notre plateforme de soins de santé virtuels vous permet, ainsi qu’à vos enfants et vos proches, de discuter en toute confidentialité avec des professionnels de la santé du VPH, des causes de l’infection, de ses symptômes, de prévention et de vaccination, et ce, dans le confort et l’intimité de votre foyer. Pour engager une discussion maintenant ou pour en savoir davantage sur nos services de soins virtuels, cliquez ici.

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