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Optimisez les rendements de votre investissement en mieux-être 

La popularité des programmes de mieux-être au travail est montée en flèche ces dernières années. Plus l’organisation est grande, plus les employés ont la chance de se voir offrir un programme de mieux-être en entreprise. La Société de gestion des Ressources Humaines a déclaré qu’en 2015, 80% des employeurs offraient des services de santé préventive et de mieux-être et/ou de l’information aux employés. Des rapports suggèrent également que plus de 90% des employeurs ayant plus de 200 employés offrent un programme de mieux-être. Avec autant d’entreprises investissant dans le mieux-être, il est surprenant d’apprendre que seulement 30% d’entre elles évaluent et mesurent régulièrement la façon dont ces programmes produisent un effet sur la santé et le mieux-être de leurs employés. Elles sont encore moins nombreuses à évaluer l’état de santé et les besoins en santé de leurs employés avant d’investir dans les programmes de mieux-être et dans la planification de ces derniers. Tous les programmes de mieux-être ne sont pas conçus de la même façon. Étant constamment mis sous une pression croissante, les preneurs de décision doivent démontrer l’impact de leurs investissements sur l’entreprise. Il est donc particulièrement important de s’associer avec un prestataire de services de mieux-être qui saura fournir des résultats mesurables. 

Pour comprendre le retour sur investissement (RSI) des programmes de mieux-être des employés, il est important d’analyser l’impact que les employés en mauvaise santé ont sur l’entreprise. Selon les estimations, plus de la moitié des employeurs au Canada ne suivent pas, sur une base constante, l’absentéisme des employés, ni les causes spécifiques. De plus, puisque la plupart des employeurs focalisent seulement sur l’absentéisme et négligent de prendre en considération les autres coûts indirects ou à plus long terme associés à une mauvaise santé des employés, il existe une tendance à sous-estimer de tels coûts et ainsi sous-estimer le RSI des programmes de mieux-être. Le temps passé loin du travail représente une grande partie de l’équation du RSI des programmes de mieux-être – particulièrement lorsque l’on regarde le court terme et les coûts directs. Cependant, les conséquences à plus long terme de la mauvaise santé des employés sont souvent négligées et peuvent représenter bien plus que ce que les employeurs pensent. «Les coûts pour recruter et former des travailleurs remplaçants, l’impact qu’un ensemble d’employés en mauvaise santé a sur la productivité, le risque de blessures sur le lieu de travail et le moral des employés dépassent souvent substantiellement les coûts directs de l’absentéisme » explique Mike Wahl, directeur sénior de la stratégie et solutions de mieux-être chez Medisys, Santé des cadres (Medisys). «La majorité des compagnies qui cherchent à implanter des programmes de mieux-être ne reçoit pas la bonne formation sur les systèmes de santé des employés et les indicateurs clé de performance pour la santé» explique Wahl. «La plupart des fournisseurs de santé recommande simplement des interventions de santé sur une base consultative; rares sont ceux qui exécutent les interventions sur place et contrôlent les résultats au fil du temps». 

À quel point des employés en mauvaise santé ont-ils un impact sur votre entreprise? Considérez les statistiques suivantes : 

  • Les employés présentant deux styles de vie à risque ou plus (ex : sédentarisme, poids, tabagisme, forte consommation d’alcool etc.) sont absents 50% plus souvent que ceux ne présentant pas ces facteurs de risques et coûtent à l’organisation 2-3 fois plus en terme de prestations de santé. 
  • Un fumeur typique coûte à son employeur 2 500$/an.   
  • Le nombre de jours perdus au travail pour cause de maladie chez les diabétiques peut atteindre 78,5 jours par an. 
  • Chaque année, l’absentéisme des employés est estimé à 16 milliards de dollars ou plus en perte directe de revenu pour les employeurs canadiens.   
  • Les employés retournant au travail après une importante maladie sont plus enclins à nécessiter un support ergonomique.   
  • Le coût total de l’obésité pour les employeurs canadiens est de 1,3 milliard de dollars par an.   
  • Il existe une relation linéaire entre l’obésité et le nombre de demandes d’indemnisation des travailleurs, jours de travail perdus, frais médicaux et indemnités. 
  • Les employés en surpoids et obèses dépensent respectivement 35 % et 77 % de plus pour les services de santé et les médicaments que leurs homologues ayant un poids santé. 

Développer un programme de mieux-être pour délivrer des retours complets et mesurables n'est pas aussi évasif que certains peuvent penser. Il s'agit de s'assurer que les problèmes de santé et les besoins de l'entreprise et de ses employés soient correctement évalués avec une collecte de données vitales. Par exemple, les employeurs ayant un environnement de travail sensible à la sécurité auront des besoins et des priorités d'intervention en santé différents de ceux des environnements de bureaux typiques, car la performance sécuritaire dans cet environnement est directement liée à la santé et qualité de vie de l'employé.   

Les programmes de santé diffèrent grandement. Certains programmes sont axés sur l'augmentation de l'activité des employés durant une journée de travail - par exemple en organisant des défis de remise en forme corporatifs et en donnant accès aux employés à des pupitres spéciaux, à des gymnases corporatifs ou des cours de fitness sur place. D’autres programmes focalisent quant à eux sur une alimentation plus saine sur les lieux du travail - en offrant des récompenses aux participants de défis corporatifs pour manger sain, en équipant les cafétérias avec des bars à salades et des options de plats nutritifs, en remplissant les distributeurs automatiques avec des collations saines ou en offrant des services de coaching diététique sur place. Cependant, aujourd’hui, la plupart des programmes de santé en place manque de mesures significatives des résultats qui permettent aux employeurs de suivre et démontrer le retour sur investissement.     

Les programmes de santé axés sur les données qui suivent au fil du temps les améliorations de l’état de santé des employés sont devenus plus populaires ces dernières années. Plusieurs nouveaux programmes de mieux-être impliquent une collecte de données annuelle - des tests de dépistage biométriques et des évaluations de risques pour la santé - qui occasionnent à l’entreprise un coût aussi bas que 75 $/employé. Après l’analyse des données, les employeurs reçoivent des rapports complets et anonymes sur leurs employés avec des recommandations de programmes de mieux-être pour résoudre les problèmes de santé clés présents au sein de leurs employés. «Les données de dépistage biométriques sont importantes car elles permettent aux médecins d'identifier la cause majeure des problèmes de santé qui peut avoir un impact sur une organisation» explique  Dre Vivien Brown, médecin spécialisée en médecine familiale à Toronto. «Il est primordial que les programmes de mieux-être aident non seulement les compagnies à mieux comprendre les facteurs de risques majeurs, mais permettent aussi de s'attaquer à la source de ces problèmes et ainsi définir des objectifs de santé clairs et mesurables », ajoute Mike Wahl. 

Les programmes qui abordent les sujets de la nutrition, du sport, du médical, du style de vie et des facteurs de risques psychologiques tendent à démontrer de meilleurs résultats. «Des interventions précoces avec des programmes de santé ciblés ont montré une modification des comportements des employés et des résultats en terme de santé, ce qui évite les coûts de santé à long terme», déclare Wahl. «En identifiant les facteurs de risques de santé spécifiques des employés et en fournissant des informations complètes à chacun, un fournisseur de programmes de mieux-être peut offrir aux employés des coachings de style de vie personnalisés ainsi que les outils nécessaires pour changer leurs comportements», continue Wahl . Une composante de la santé de l'employé qui attire de plus en plus l'attention des administrateurs de programmes de mieux-être est la santé mentale et le mieux-être émotionnel.  «La santé mentale est l'une des composantes essentielles d'un programme de mieux-être» estime Wahl. « Il est primordial d’évaluer le mieux-être émotionnel des employés avec des questionnaires mesurant les risques de santé, ou tout autres outils, puis incorporer des solutions personnalisées afin de répondre à leurs besoins. »  

« Si je devais donner un seul conseil aux employeurs qui s'intéressent au mieux-être en milieu de travail, il s’agirait de s’assurer de faire bouger vos employés», ajoute la Dre Kathee Andrews, présidente de la Fédération des femmes médecins du Canada et médecin de famille chez Medisys. « Les avantages de l'exercice régulier sur la santé sont sans fin - aider à la prévention de tout ; des maladies cardiaques, jusqu’à plusieurs formes de cancer, en passant par la démence, la dépression et tout ce qui se trouve entre les deux.  Quelle que soit l'activité - courir, marcher, jouer au golf ou tout simplement se déplacer dans le bureau – assurez-vous seulement que vos employés soient en continuel mouvement ». 

 

Références:

  1. Bosh, D., A new magazine for a new era in workplace health. (2007) http://www.benefitscanada.com/benefits/health-wellness/from-the-editor-8848
  2. Ontario, H.S., The business case for a healthy workplace, W.S.P. Services., Editor. 2011.
  3. Canada, C.B.o., Smoking and the bottom line: the costs of smoking in the workplace, C.B.o. Canada, Editor. 1997: Ottawa.
  4. Vamos, E.P., et al., Comorbid depression is associated with increased healthcare utilization and lost productivity in persons with diabetes: a large nationally representative Hungarian population survey. Psychosom Med, 2009. 71(5): p. 501-7.
  5. Canada, T.C.B.o., Missing in Action: Absenteeism Trends in Canadian Organizations. 2013. p. 11.
  6. Canadian_Breast_Cancer_Network, Breast Cancer: Economic Impact and Labour Force Re-Entry., C.B.C. Network, Editor. 2007.
  7. Scott, L., Is Health Promotion Coming Back in Style? Occupational Health Nurses Journal, 2007. 26(1): p. 18-19.
  8. Ostbye, T., J.M. Dement, and K.M. Krause, Obesity and workers' compensation: results from the Duke Health and Safety Surveillance System. Arch Intern Med, 2007. 167(8): p. 766-73.

 

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Dr Farrell Cahill

Le Dr Farrell Cahill, PhD (médecine) est reconnu en tant que chef de file dans le domaine de l'obésité, du diabète et de la physiologie de l'exercice au Canada. Grâce à son expertise en génétique, en endocrinologie et en physiologie humaine, le Dr Cahill explore l'étiologie et la gestion de l'obésité et du diabète pour améliorer la santé et la performance au travail. Ayant 16 ans d'expérience en recherche, le Dr Cahill a publié 26 manuscrits dans des revues évaluées par des pairs et 45 résumés lors de conférences nationales et/ou internationales. Dr Cahill détient un baccalauréat et une maîtrise en kinésiologie avec un doctorat en médecine.